“Arrache-moi” 1991 Collection Rhônes-Alpes

L’Institut dArt Contemporain de Villeurbanne/Rhône-Alpes présente ma pièce “Arrache-moi” au TNP Villeurbanne dans le cadre de leur programme “Collection à l’étude” du 2 Décembre au 12 Février 2017

ci-dessous le texte de l’invitation et ici le communiqué de presse à télécharger : collection-a-letude

Parallèlement à la diffusion permanente de sa collection sur le territoire de Rhône-Alpes, l’Institut d’art contemporain présente sa collection tous les deux ans dans ses murs, in situ. Le projet Collection à l’étude à Villeurbanne poursuit et amplifie ce principe biennal en s’étendant ex situ sur le territoire de Villeurbanne, à l’ENM, au Centre des Humanités de l’INSA, à la MLIS, avec le Rize, à l’URDLA, au TNP, au Zola et exceptionnellement cette année à la Gare Lyon Saint-Exupéry TGV.

En amorce de Collection à l’étude à Villeurbanne, l’IAC vous informe que ce soir à 18h30, le Cinéma Le Zola présentera une soirée spéciale avec une sélection commentée de films réalisés par Ulla von Brandenburg, artiste dont plusieurs œuvres font partie de la Collection IAC, Rhône-Alpes.

Par ailleurs, l’IAC vous invite jeudi 1er décembre dès 14h30 à suivre un parcours dans Villeurbanne et découvrir ainsi les œuvres de sa Collection accueillies chez nos structures partenaires. Au programme, visites et présentations par Nathalie Ergino & Magalie Meunier de l’IAC.

TNP / 14h30 → Présentation de l’œuvre de Martine Neddam

Accrochage de “Arrache-moi” au TNP

Turkmenbashi Mon Amour est une composition filmique faite d’images, textes et sons représentant le culte de la personalité bâti autour de la figure du Turkmenbashi à Ashgabat, la capitale du Turkmenistan. L’oeuvre est inspirée par une courte visite à Ashgabat que fit Neddam durant un voyage le long de la Route de la Soie. est une composition filmique faite d’images, textes et sons représentant le culte de la personalité bâti autour de la figure du Turkmenbashi à Ashgabat, la capitale du Turkmenistan. L’oeuvre est inspirée par une courte visite à Ashgabat que fit Neddam durant un voyage le long de la Route de la Soie.

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Enregistrement sur Vimeo avec sous-titres en japonais

La pièce est composée selon une structure audiovisuelle particulière. Les photos prises par Neddam représentant les monuments colossaux à la gloire du Turkmenbashi qui furent érigées durant sa présidence (de 1991 lorsque le Turkmenistan acquit son indépendance, jusqu’en 2005, l’année de sa mort) servent de décor théatral ou de fond de scène à un dialogue à bâtons rompus de personnage à personnage.

Le personnage de Mouchette apparait ici dans toute sa naïveté, s’adressant directement à la statue du Turkmenbashi pour déclarer son amour à ce personnage quasi-divin et néanmoins humain et paternel (bashi signifie père), tel qu’il est représenté de manière monumentale partout dans cette ville. Turkmenbashi énonce pour Mouchette tous les hauts faits accomplis durant sa présidence.

Une autre voix, qui vient de nulle part, comparable à celle du choeur dans la tragédie grecque proclame d’un ton accusateur les méfaits du Turkmenbashi, tels que la censure de tous les partis de l’opposition, ainsi que celle des medias. On entend aussi parler des “conseils vestimentaires” du président, qui prirent force de loi, de son gouvernement englué dans la corruption, profitant de la richesse des exportations pétrolières pour dépenser l’argent du pays dans l’apparat et la création de monuments.

La bande-son ajoute à l’image et aux textes cet effet d’oppression constante, envahissante, que l’on ressent déjà à la vue de ces monuments que personne ne regarde, de ces larges avenues ou nul ne passe, de ces hôtels vides, de ces luxueux appartements complètement inhabités.

Dans ce décor colossal et désolé, se découpent les silhouettes de Mouchette et du Turkmenbashi, images plates, qui conversent et devisent de manière poignante sur leurs existences de pure fiction.

Contrairement aux autres oeuvres de Neddam, Turmenbashi Mon Amour est conçu, non pour l’écran d’ordinateur, mais pour être projeté en grand écran dans une salle obscure. Créee pour la
Biennale de Montréal en 2011, l’oeuvre a été ensuite présentée au Festival de Ljubljana, “La Cité des Femmes” en 2012, et a tourné ensuite en 2013 lors du “Kitakyushu Biennial World Tour”.

Texte: Anik Fournier

Plus d’informations sur Mouchette : Turkmenbashi à Ljubljana et Mesto žensk – City of Women

TURKMENBASHI, MON AMOUR / Martine Neddam (Japanese) de *candy factory sur Vimeo.

TURKMENBASHI, MON AMOUR, animation Flash

Informations en pdf : KItakyushu_Biennial2013.pdf

30 September 2015
The Symposium “Historical Materialism” in the Teylers Museum in Haarlem invited me to remember the show I made there in 1994 (with its special catalogue). Here is my information about that show: Teylers Museum in Haarlem

Telling stories about the old show made in 1994
Invitation to the symposium
click to view the pdf report

“Marche sur moi” est une installation créée spécialement pour la coupole du Gemeente Museum de Arnhem. Elle se compose d’un texte gravé dans le linoleum du sol et de panneaux de texte accrochés au mur, qui instaurent un dialogue entre eux, aussi bien qu’avec le spectateur. Ces textes interpellent le lecteur de manière provocatrice.

Marche sur moi…

C’est un peu comme si le sol et les murs se mettaient à avoir une personnalité. Ces textes piègent le spectateur, et ceci d’autant que ces mots sont là, gravés sur le sol où il marche; sans le vouloir, le spectateur est entré en contact physique, intime presque, avec ce texte qui le provoque.
Marche sur moi, enjambe-moi, piétine-moi, écrase-moi, souille-moi, salis-moi, encore, encore, encore …
Sur les murs: “moi aussi, moi aussi …”

Moi aussi, moi aussi…
  • Conception et réalisation : Martine Neddam
  • Exposition : du 29 février au 12 avril 1992
  • Installation sponsorisée et fabriquée par : FORBO Krommenie
  • Collection : Collection Arnhem Gemeente Museum

En 2001, Martine Neddam crée David Still, qui offre son identité et l’usage de son compte courriel aux internautes de passage.

Récemment installé à Almere, aux Pays-Bas, David Still, âgé de 32 ans, travaille comme consultant IT pour une petite start-up spécialisée dans les systèmes de communication. Dans son temps libre, David travaille sur son site personnel et prête son identité aux internautes qui visitent son site. En même temps qu’il est artiste, David Still est aussi l’oeuvre elle-même, un cyber-personnage créé par un artiste qui construit sa propre personnalité, choisit son image et dirige le fil de son histoire.  Avec son site, David est devenu très rapidement populaire, suscitant l’intérêt dans  le monde entier, des USA au Japon. Ceux qui écrivent à David jouent le jeu, ne sachant pas quel David répondra à leurs demandes, tel l’exemple de ce reporter du New York Times qui souhaitait l’interviewer.

David Still

En mai 2002, des F.A.A.Q (Frequently Asked and Answered Questions) sont ouvertes. Cette partie auto-réflexive du site exige du visiteur qu’il pose les question en même temps qu’il y réponde et met en avant le fait que chaque visiteur joue effectivement le rôle de David Still, et de ce fait peut se permettre de répondre aux questions pressantes des autres visiteurs.
En mars 2003, David Still a l’opportunité de présenter sa vie réelle à son existence en ligne. Accueilli par la Galerie Cargo à Almere, dans le quartier De Realiteit, David Still fête son anniversaire entouré de sa famille, ses proches, ses amis et de ses admirateurs secrets.
Il est nommé en 2003 et 2004 pour le Webby Award, il reçoit le CYNETart Award en 2004 au CYNETart Festival de Dresde en Allemagne.

This screen capture of Mouchette.org website  (14 minutes) was created for the exhibition “Electronic SuperHighway 1966-2016”,  in the Whitechapel Gallery in London January/May 2016. It was made by Rhizome, using one of their emulators (therefore showing the work in a browser versions prior to 2016)

Exhibition at the Whitechapel Gallery Electronic Superhighway (2016-1966) London, 29 January – 15 May 2016.

A major exhibition bringing together over 100 works to show the impact of computer and Internet technologies on artists from the mid-1960s to the present day.

The exhibition title is taken from a term coined in 1974 by South Korean video art pioneer Nam June Paik, who foresaw the potential of global connections through technology. Arranged in reverse chronological order, Electronic Superhighway begins with works made at the arrival of the new millennium, and ends with Experiments in Art and Technology (E.A.T), an iconic, artistic moment that took place in 1966. Key moments in the history of art and the Internet emerge as the exhibition travels back in time. Read More

The full list of artists included in Electronic Superhighway are: Jacob Appelbaum; Cory Arcangel; Roy Ascott; Jeremy Bailey; Judith Barry; Wafaa Bilal; Zach Blas; Olaf Breuning; James Bridle; Heath Bunting;Bureau of Inverse ;Technology (B.I.T.);Antoine Catala; Aristarkh Chernyshev; Petra Cortright; Vuk ?osi?; Douglas Coupland; CTG (Computer Technique Group); Cybernetic Serendipity ;Aleksandra Domanovi?; Constant Dullaart; Experiments in Art and Technology (E.A.T.); Harun Farocki; Joana Hadjithomas and Khalil Joreige; Celia Hempton; Camille Henrot; Gary Hill; Ann Hirsch; Nancy Holt and Richard Serra ; JODI; Eduardo Kac; Allan Kaprow; Hiroshi Kawano; Mahmoud Khaled; Oliver Laric; Jan Robert Leegte; Lynn Hershman Leeson; Olia Lialina; Tony Longson; Rafael Lozano-Hemmer; Jonas Lund; Jill Magid; Eva and Franco Mattes; Model Court; Manfred Mohr; Vera Molnar ; Mouchette (Martine Neddam); Jayson Musson; Frieder Nake; Joshua Nathanson; Katja Novitskova; Mendi + Keith Obadike; Albert Oehlen; Trevor Paglen; Nam June Paik; Jon Rafman; Evan Roth; Thomas Ruff; Alex Ruthner; Jacolby Satterwhite; Lillian F. Schwartz; Peter Sedgley; Taryn Simon; Frances Stark; Hito Steyerl; Sturtevant; Martine Syms; Thomson and Craighead; Ryan Trecartin; Amalia Ulman; Stan VanDerBeek; Steina and Woody Vasulka; Addie Wagenknecht; Lawrence Weiner; Ulla Wiggen; The Yes Men; YOUNG-HAE CHANG HEAVY INDUSTRIES

This excellent screen capture of Mouchette.org website  (14 minutes) was created for the exhibition “Electronic SuperHighway 1966-2016”,  in the Whitechapel Gallery in London January/May 2016. It was made by Rhizome, using one of their emulators (therefore showing the work in a browser versions prior to 2016)

More info on this exhibition in the blog ‘about.mouchette’